Mon Greffier est un outil AI d'aide à la rédaction. Les analyses et références juridiques doivent être systématiquement vérifiées. Le juge reste seul décisionnaire.
Vos pièces sont pseudonymisées par Tamis avant d'arriver dans Mon Greffier. En cas de collage manuel, anonymisez le texte au préalable : les données que vous choisissez de communiquer relèvent de votre responsabilité.

Documentation

Guide d'utilisation

Tout ce que vous devez savoir pour utiliser Mon Greffier en toute confiance.

1. Comment utiliser Mon Greffier

Mon Greffier est une application web.
Tout se passe dans votre navigateur, sur app.mongreffier.com.
Aucun logiciel à installer.

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Connectez-vous à votre espace

Inscription gratuite avec votre email professionnel. Confirmation par email, puis vous accédez à votre espace personnel. Si vous êtes affecté à une organisation (votre tribunal), vos crédits peuvent être mutualisés.

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Créez un nouveau dossier

Bouton « Nouveau dossier » depuis l'écran « Mes dossiers ». Vous donnez un nom au dossier (par exemple « SARL X c/ SAS Y ») et vous indiquez les parties. Un dossier = un jugement à rédiger.

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Déposez vos pièces, Tamis les prépare

Depuis votre dossier, vous êtes dirigé vers Tamis, notre filtre de confiance, pour déposer vos pièces (PDF, DOCX, texte). Tamis extrait le texte et pseudonymise les conclusions ; vos annexes restent stockées sur notre infrastructure souveraine, consultables depuis le dossier. Mon Greffier récupère ensuite des conclusions déjà protégées. Un collage manuel reste possible si vos pièces sont déjà nettoyées (voir Bonnes pratiques).

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Pour chaque phase, l'IA propose, vous validez

Cinq phases successives, chacune dans son écran : cadrage, décisions, rédaction, robustesse, rédaction définitive. À chaque phase vous lisez ce que l'IA a produit, vous annotez ou relancez si besoin, et vous validez. La phase suivante se lance automatiquement.

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Exportez votre projet de jugement en Word

À la fin de la phase de rédaction définitive, bouton « Valider et exporter le projet de jugement ». Vous récupérez un fichier .docx prêt pour le délibéré, au format de votre tribunal.Attention : une fois le projet exporté, le dossier est verrouillé en lecture seule dans Mon Greffier. Le fichier Word reste bien sûr modifiable sur votre ordinateur.

2. Ce que fait Mon Greffier

Mon Greffier est un assistant de rédaction. Il vous aide à structurer votre jugement, à vérifier la cohérence de votre raisonnement et à identifier les points de fragilité juridique.

Il ne juge pas. Il ne décide pas. Il ne remplace pas votre analyse du dossier ni votre intime conviction. Chaque décision que vous prenez dans l'outil reste la vôtre.

L'IA peut se tromper.

Les articles de loi cités, les références de jurisprudence, les analyses proposées doivent être systématiquement vérifiées. Mon Greffier est un outil d'aide, pas une source de vérité juridique.

Concrètement, Mon Greffier fait pour vous le travail de mise en forme et de structuration que vous feriez en plusieurs heures : il organise les faits, identifie les demandes, propose une architecture de motifs en respectant le syllogisme juridique, et vérifie la cohérence entre motivation et dispositif.

3. Tamis, le filtre de confiance

Tamis est l'application sœur de Mon Greffier, complètement intégrée au workflow : c'est elle qui reçoit vos pièces, les protège et les garde sous clé.

Concrètement : vous déposez vos pièces depuis votre dossier, Tamis extrait le texte, détecte les entités sensibles (personnes, sociétés, adresses, identifiants) et les remplace par des substituts cohérents. Vous validez le nettoyage. Tamis recherche aussi les instructions malveillantes cachées dans les documents (texte invisible, caractères piégés) et vous alerte avant toute analyse.

Mon Greffier ne reçoit que des conclusions déjà pseudonymisées. Vos annexes, elles, ne quittent jamais l'infrastructure souveraine : le lecteur IA les consulte sur place.

Tamis est aussi une application autonome, utilisée par des avocats, des experts-comptables et des chefs d'entreprise pour sécuriser leurs propres documents avant de les confier à une IA. Pour plus de détail : tamis.legal.

4. Les 5 phases en pratique

Phase 1 : Cadrage

L'IA lit les conclusions que vous avez fournies et en extrait une cartographie du dossier : parties, demandes, articles cités, jurisprudences invoquées, fins de non-recevoir éventuelles. Elle identifie aussi les points à vérifier (dates, montants, références).

Ce qu'on attend de vous : vérifier que rien n'a été oublié ou mal interprété. Annoter si besoin. Valider quand c'est bon.

Phase 2 : Décisions

Pour chaque chef de demande, l'IA vous présente les options possibles avec leurs fondements juridiques et leurs conséquences. C'est ici que vous prenez vos décisions de juge : accueillir, rejeter, accueillir partiellement.

Ce qu'on attend de vous : trancher chaque point. Vous pouvez ajouter une note explicative pour guider la rédaction.

Phase 3 : Rédaction

L'IA rédige le projet de jugement en respectant la structure attendue d'un jugement : faits et procédure, prétentions des parties, motifs (syllogisme : cadre juridique, en l'espèce, le tribunal retient), et dispositif.

Ce qu'on attend de vous : relire attentivement. Annoter les passages à corriger. Le projet sera soumis au test de robustesse.

Phase 4 : Robustesse

L'IA analyse le projet de jugement sous l'angle d'un contrôle en appel : angles morts, risques de cassation, cohérence des montants, vérification des références juridiques. Vous pouvez sélectionner les corrections à intégrer et relancer la rédaction, ou valider et exporter.

Ce qu'on attend de vous : évaluer chaque point soulevé. Cocher ceux à intégrer. Vous pouvez alors exporter directement, ou demander une rédaction définitive intégrant vos corrections.

Phase 5 : Rédaction définitive

Si vous avez coché des corrections en robustesse, l'IA produit une version révisée du projet de jugement intégrant vos demandes. Le texte est découpé en sections éditables : en-tête, faits, moyens, motivation point par point, et dispositif.

C'est la dernière étape. L'IA n'intervient plus : vous avez la main directe sur le texte. Vous modifiez, ajustez la formulation, puis validez et exportez le projet définitif en Word.

Ce qu'on attend de vous : relire chaque section, ajuster si besoin, puis exporter. Ce fichier sera votre base pour le délibéré.

5. Bonnes pratiques

Un dossier = un jugement à rédiger

Ne mélangez pas plusieurs affaires dans un même dossier. Chaque dossier construit progressivement sa propre cartographie : les conclusions cadrent la suite, les décisions cadrent la rédaction, la rédaction cadre la robustesse. Mélanger des affaires fragilise l'analyse.

Déposez vos pièces via Tamis

Vous déposez vos pièces dans Tamis : les conclusions sont pseudonymisées puis analysées par Mon Greffier. Vos annexes, elles, restent stockées sur notre infrastructure souveraine (Scaleway, Paris) et n'en sortent jamais. Pendant l'analyse, l'IA d'étude peut poser une question précise (par exemple « retrouve l'article 5 du contrat de location si tu en disposes ») à un lecteur IA hébergé sur cette même infrastructure. Si le lecteur trouve la réponse, son texte est pseudonymisé avant d'être transmis à l'IA d'étude ; en cas de doute, rien n'est transmis. Chaque consultation est tracée dans la fiche. L'IA lit pour éclairer : l'examen des pièces et la décision restent votre prérogative de juge.

Tamis pseudonymise vos pièces

Tamis pseudonymise automatiquement vos pièces avant qu'elles n'arrivent dans Mon Greffier : vous n'avez plus à remplacer les noms à la main. Si vous utilisez le collage manuel (sans Tamis), cette précaution reste à votre charge : remplacez alors les noms des personnes physiques par des initiales. Les sociétés commerciales peuvent être nommées (information publique au RCS).

Revenir en arrière : la relance

Chaque phase s'appuie sur la précédente. Les phases validées sont consultables en lecture seule. Mais si vous constatez un problème après validation, vous pouvez relancern'importe quelle phase (sauf la rédaction définitive) grâce au bouton discret dans le bandeau de lecture seule. Attention : relancer une phase supprime toutes les phases suivantes, qui devront être refaites. L'IA tient compte de votre note explicative et de l'historique pour produire une meilleure version.

Vérifiez toujours les références juridiques

L'IA peut citer un article abrogé, une jurisprudence mal référencée, ou un principe juridique approximatif. Chaque référence du projet de jugement doit être vérifiée avant délibéré, exactement comme vous le feriez avec un projet rédigé par un greffier ou un assistant.

6. Sécurité et confidentialité des données

Mon Greffier n'est pas un système de stockage. C'est un outil de travail temporaire.
Vos données sont traitées avec les précautions suivantes :

Conservation très courte

Mon Greffier fait le ménage derrière vous : un dossier est automatiquement supprimé 48 heuresaprès l'export de votre jugement, et au plus tard 30 joursaprès sa création. Aucune donnée n'est conservée au-delà. Exportez votre projet de jugement dès qu'il est finalisé.

Ce qui reste à votre charge

Vos pièces déposées via Tamis sont pseudonymisées automatiquement. Si vous utilisez le collage manuel, l'anonymisation préalable vous incombe, ainsi que le stockage sécurisé des fichiers Word exportés. Mon Greffier ne garantit pas un niveau de sécurité équivalent à un système d'information judiciaire homologué.

Maximum 10 dossiers actifs simultanés

Cette limite existe pour des raisons de qualité : chaque dossier actif construit sa propre cartographie. Au-delà de 10, le risque de confusion entre les dossiers augmente.

Conclusions analysées, annexes lues sur place

Les conclusions sont pseudonymisées par Tamis puis analysées par Mon Greffier. Les annexes restent sur notre infrastructure souveraine (Scaleway, Paris) : l'IA d'étude n'y accède jamais directement. Elle interroge un lecteur IA qui les lit sur place ; seule sa réponse, pseudonymisée, lui est transmise, et au moindre doute, aucune donnée n'est communiquée. Chaque pièce consultée est mentionnée dans la fiche. Vous seul appréciez la force probante des pièces et tranchez.

Chiffré et tracé

Vos données sont chiffrées au repos sur nos serveurs (Scaleway, Paris). Le chiffrement applicatif de la table de correspondance et des documents déposés, avec journal d'accès, complète ce dispositif : toute intervention de maintenance sur vos données est tracée.

7. Nos engagements

Lucidité

L'IA a des limites. Elle peut halluciner des références, mal interpréter un argument, ou proposer un raisonnement juridiquement fragile. Nous ne prétendons pas le contraire. C'est pourquoi chaque phase vous demande de vérifier et d'annoter.

Souveraineté

Vos décisions restent les vôtres. L'IA propose des options, vous tranchez. Le dispositif du jugement reflète vos choix, pas ceux d'un algorithme. Le projet de jugement fera l'objet d'un délibéré, comme tout jugement.

Transparence

À chaque étape, vous voyez ce que l'IA a produit et pouvez le contester. La phase de robustesse identifie elle-même les faiblesses du projet. Rien n'est caché, rien n'est imposé.

Responsabilité

Mon Greffier est un outil, pas un co-signataire. La responsabilité du contenu du jugement incombe au juge qui le signe. L'outil facilite le travail de rédaction, il n'engage pas la juridiction.

8. L'export Word : avant de transmettre au greffe

Le fichier Word exporté est un projet de jugement, pas un jugement définitif.
Avant de le transmettre au greffe pour mise en forme finale, vérifiez :

1Que tous les articles de loi cités sont en vigueur et correctement référencés.

2Que les jurisprudences citées existent et disent bien ce que le projet leur fait dire.

3Que les montants dans la motivation correspondent à ceux du dispositif.

4Que le dispositif couvre toutes les demandes (pas d'omission de statuer).

5Que la qualification du jugement est correcte (contradictoire, réputé contradictoire, par défaut).

6Que les données personnelles ont été correctement renseignées (le projet peut contenir des placeholders [date], [adresse]).

Ce projet sera ensuite soumis au délibéré. Le fichier Word est modifiable : vous pouvez le corriger directement avant transmission.

9. Stack technique

Mon Greffier est construit sur des technologies modernes et fiables, avec un parti pris fort : garder vos données en France, chez un opérateur souverain. Voici les briques principales pour les curieux et les techniciens.

Framework
Next.js (App Router)
UI
React + shadcn/ui + Tailwind CSS
Hébergement des données
Supabase auto-hébergé sur notre infrastructure : authentification, base PostgreSQL, Row Level Security. Aucun service Supabase Cloud, aucune donnée qui transite par un tiers.
IA
Claude Sonnet 4.6 (Anthropic) pour le cadrage. Claude Opus 4.8 (Anthropic) pour les décisions, la rédaction, la robustesse et la rédaction définitive. Mistral Large 3 (Mistral.ai, Paris) pour la pré-évaluation des références juridiques avant leur vérification PISTE. Qwen 3 (hébergé par Scaleway, Paris) pour le lecteur d'annexes : la boucle agentique qui consulte vos pièces sur place, sans qu'elles quittent l'infrastructure souveraine.
Pseudonymisation
Tamis(extraction, reconnaissance d'entités, caviardage PDF), en amont de Mon Greffier, sur infrastructure souveraine Scaleway.
APIs juridiques
PISTE (Légifrance, Judilibre)
Export
docx (Word côté client)
Infrastructure
Scaleway (Paris, datacenter PAR1)

Pourquoi plusieurs modèles ?

Claude Opus 4.8 d'Anthropic, dont le raisonnement long et structuré reste à ce jour parmi les plus précis du marché sur les tâches juridiques complexes, traite les phases critiques : points de décision, rédaction, robustesse (relecture critique sous angle d'appel) et rédaction définitive. Le cadrage, plus structurel, est confié à Claude Sonnet 4.6, plus rapide et plus économe, pour un coût de dossier maîtrisé.

Mistral Large 3 (français, opérateur Mistral.ai à Paris) pré-évalue les références juridiques citées avant leur vérification officielle via PISTE. Dans tous les cas, les modèles ne reçoivent que des écritures pseudonymisées.

C'est un choix pragmatique : le meilleur outil à chaque endroit.

Pourquoi Scaleway et Supabase auto-hébergé ?

Souveraineté. Scaleway est un opérateur cloud français (groupe Iliad). Les serveurs de Mon Greffier sont hébergés dans le datacenter PAR1 à Paris. Vos données restent en France, sous droit français, hors du périmètre du Cloud Act américain.

RGPD natif.L'hébergement en France chez un opérateur français place vos données directement sous le régime du RGPD, sans recours aux Standard Contractual Clauses nécessaires pour les hébergeurs extra-européens. La conformité est structurelle, pas contractuelle.

Sécurité.Datacenters certifiés ISO 27001, ISO 27701, HDS et SOC 2. Scaleway est également engagé dans le processus de qualification SecNumCloud de l'ANSSI. Supabase auto-hébergé sur cette infrastructure nous donne le contrôle total du stockage, du chiffrement au repos et des accès : aucune donnée ne transite par un service tiers non maîtrisé.

Traçabilité.Les données sont chiffrées au repos, les interventions de maintenance sont consignées dans un journal d'accès, et la politique de rétention courte (suppression 48 heures après l'export, 30 jours maximum après la création) est appliquée automatiquement.

Mon Greffier, par EvidencAI. Version 4.0

Pour toute question : contact@evidencai.com